Un plan de reprise d’activité (PRA) ne se juge pas sur son épaisseur, mais sur sa capacité à faire redémarrer le SI le jour où tout s’arrête. Voici comment bâtir un dispositif qui tient réellement ses promesses.
Commencer par l’analyse d’impact
L’analyse d’impact sur l’activité (BIA) identifie les processus critiques et le coût d’une interruption. C’est elle qui justifie les investissements et priorise : tout ne mérite pas le même niveau de protection.
Fixer les RTO et RPO
Deux indicateurs structurent tout : le RTO (temps maximal d’indisponibilité acceptable) et le RPO (perte de données maximale tolérable). Un RTO de 4 heures et un RPO de 15 minutes n’appellent ni la même architecture ni le même budget qu’un RTO de 48 heures.
Choisir l’architecture adaptée
Selon les objectifs : sauvegardes immuables et externalisées, réplication vers un site de secours, virtualisation avec bascule automatisée. La règle du 3-2-1 (trois copies, deux supports, une hors site) reste un socle sain.
Rédiger et tester les procédures
Un PRA non testé est un PRA imaginaire. Documentez les procédures de reprise, désignez les responsables, puis organisez des tests de bascule réguliers. Chaque test révèle une hypothèse fausse — et c’est précisément son intérêt.
Les erreurs fréquentes
Oublier les dépendances (annuaire, DNS, licences), négliger la reprise du poste de travail, ne jamais restaurer une sauvegarde : autant de pièges classiques. Un PRA vit, se maintient et s’éprouve.
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